Mathéo BonnetBateau SHAINNA
Son parcours : « Mon grand-père pêchait en eau douce à Saint-Luce-sur-Loire. Aujourd’hui nous sommes trois pêcheurs dans la famille, avec mon père et mon grand frère. Je suis à la fois sur le bateau et à terre car j’ai fait un CAP Poissonnier-Écailler-Traiteur et nous avons également monté un laboratoire, où nous faisons des terrines et des plats cuisinés pour valoriser notre production.
Nous pêchons des poissons migrateurs : selon les saisons, la civelle, la lamproie, l’alose, les anguilles, le mulet, le sandre et toute l’année le silure, qui est un poisson invasif que nous cherchons à valoriser. »
Sa découverte de l’ikejime : « Le précédent référent de FILIÈRE IKEJIME en eau douce, Gilles Bégaud, m’a parlé de cette technique et a commencé à me former pour prendre sa suite. »
Les plus de l’ikejime : « L’aspect commercial est particulièrement remarquable pour le silure : non ikejime, les gens ne vont pas l’aimer et il vaut entre 1 et 2 € le kilo, alors qu’ikejime il plaît à tout le monde car la chair est très fine, et on le vend entre 7 et 10 € le kilo. »
La formation et l’agrément avec FILIÈRE IKEJIME : « Cela m’a permis de me perfectionner et de découvrir de nouvelles techniques. Avant, par exemple, je saignais le poisson à l’air libre et j’ai appris qu’il vaut mieux le saigner dans l’eau glacée. »
Sa pratique : « Sur le bateau, nous avons un bassin avec l’eau du fleuve et donc quand on sort le poisson, il est remis immédiatement dans l’eau du fleuve. Quand on arrive à terre, on le met dans l’eau claire pour le faire dégorger et le déstresser. Cela représente un équipement et un travail conséquent en plus, surtout avec des poissons comme le silure qui peuvent atteindre une très grande taille. »
Ses débouchés : « Nous travaillons avec les restaurants, quelques particuliers et un mareyeur qui est intéressé comme nous dans la valorisation des poissons d’eau douce,. »
L’avenir de l’ikejime : « Il faut être prêt à faire les investissements que nous avons fait et à le pratiquer dans les règles de l’art. C’est pour cette raison que le travail de FILIÈRE IKEJIME et ses outils de traçabilité comme le pin’s sont importants, c’est un gage de qualité. »

